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CRE PAS CROIRE, FAIRE OU NE PAS FAIRE...

 

Bien sûr, évoquer aujourd'hui la magie comme outil d'action ou de transformation positive ou bénéfique dans notre vie peut paraître anachronique. En effet, nous vivons dans un univers essentiellement concret, un monde matériel où le succès se mesure à l'échelle de ce que nous sommes sur le plan social, des gens que nous côtoyons et de ce que nous accumulons comme biens ou possessions. C'est une réalité que nous connaissons tous, puisque nous y sommes tous confrontés.


En dépit de ce quotidien dans lequel nous gardons les pieds bien ancrés, il nous arrive tous d'imaginer un jour ou l'autre qu'il existe des énergies inconnues, ou plutôt méconnues, que nous pourrions utiliser de façon à améliorer notre vie, notre «sort». Cela ne se résume pas toujours dans des actions réfléchies. Il s'agit parfois de petits gestes sans conséquence que nous faisons par «conditionnement»; d'autres fois, nous pensons que ces gestes peuvent nous apporter la chance ou... contrer la malchance. Bien sûr, personne n'y croit! Pourtant, chacun les fait. C'est ce que sont, notamment, les superstitions.
Peu de traditions - et de gens - ont échappé à la superstition, qui ri est ni plus ni moins que l'idée que des forces obscures et indicibles peuvent s'immiscer dans le cours des événements. Elles constituaient, à leur origine, un mode de «protection» devant un univers que l'on croyait peuplé d'esprits insoupçonnés (et inquiétants) qu'il fallait calmer ou assouvir pour survivre. Si les superstitions, dans leur très grande majorité, ont des origines qui se perdent dans la nuit des temps, on retrace tout de même la raison qui fait qu'elles ont pu exister pendant si longtemps.

On dit par exemple que briser un miroir, c'est s'attirer sept ans de malheur. Cette superstition viendrait de l'ancien prémisse selon laquelle la réflexion de l'image d'un homme dans l'eau révélerait son âme et que des rides à la surface de celle-ci pourraient l'anéantir. Il y a aussi le fer à cheval, dont la forme rappelle vaguement celle d'un croissant; celui-ci tiendrait la force occulte qu'on lui attribue du culte que les habitants de l'Égypte de l'Antiquité vouaient à la lune. Le lièvre, dans l'Angleterre païenne, était aussi l'objet d'un culte; avec la venue du christianisme, ce rituel fut banni... Toutefois, cela ri empêcha pas les gens de continuer à le pratiquer en portant, sur eux, une patte de lapin en guise de porte-bonheur!


Mais les superstitions, si elles ont été fondées à leur origine, ont été dépassées par le temps ainsi que par l'avènement des techniques et des technologies modernes. Quand on croit, aujourd'hui, que renverser du sel porte malchance, on se réfère à l'époque où ce condiment était l'élément de base pour la conservation des aliments. Pour les marins qui partaient en mer pour des périples pouvant durer des mois, des années, c'était quelque chose de sérieux, voire de sacramentel car, lorsqu'on en renversait, qu'on en perdait, on réduisait d'autantses chances de survie. Il y a aussi cette superstition qui dit qu'être la troisième personne à s'allumer à une allumette (ou à un briquet) porte malchance. Celle-ci, relativement récente puisqu'elle provient de la Deuxième Guerre mondiale, comporte aussi un aspect pratique: lorsque trois soldats allumaient leur cigarette à la même allumette, le dernier était souvent victime du tir de l'ennemi. En effet, le temps qu'il fallait pour allumer la cigarette des trois hommes correspondait exactement au temps qu'il fallait, la nuit, pour repérer la flamme, au premier homme qui s'allumait, mettre en joue, pourle deuxième ettirer, pour le troisième!


Mais il existe des milliers d'autres superstitions - qu'elles portent bonheur ou qu'elles indiquent de mauvais présages - dont les origines se perdent dans la nuit des temps et que nous ne pouvons plus expliquer, même si nous les pratiquons encore.


Magie. Superstition. Cela n'est pas indissociable, disons-le franchement. Car tout ne s'explique pas - surtout pas le résultat de cause à effet. Et c'est là le hic dans notre société moderne où tout doit pouvoir être décortiqué comme un corps sous le scalpel d'un médecin légiste.


Mais ça, ça n'est pas la vie - la vraie vie - où tant de choses demeurent encore inexpliquées.


Néanmoins, tout comme pour les superstitions évoquées précédemment, il faut reconnaître qùil est parfois assez difficile de reconstituer des pratiques ou des rituels vieux de plusieurs centaines, voire de milliers d'années. Ce que les archéologues, les anthropologues et
les sociologues trouvent ne sont, le plus souvent, que des fragments de
ritUels. Les interprétations qu'ils nous livrent sont plus ou moins pertinentes, car elles sont analysées avec l'œil et la conscience d'aujourd'hui, teintées du scepticisme qui caractérise notre époque. Chacun reconnaît toutefois que l'évolution de nos civilisations a créé de larges trous dans le savoir et la connaissance occultes.


Mais est-ce à dire que, parce que nous ignorons certaines données, nous sommes condamnés à ne pouvoir utiliser ces recettes d'antan? Bien sûr que non, car la magie a justement recours à un élément essentiel de l'être humain: la créativité.


C'est la raison pour laquelle il faut utiliser son imagination et sa créativité lorsqu'on décide de pratiquer des ritUels de magie. D'une part, c'est accepter la responsabilité de sa demande, c'est mettre l'accent, sur le plan de l'énergie, sur un point particulier qui nous tient àcœur. C'est aussi prendre en main sa destinée au lieu de laisser les autres décider de ce qui est bon pour nous. D'autre part, c'est aussi réapprendre à se réapproprier l'énergie, les propriétés des herbes, des plantes, des pierres, des métaux, des couleurs. C'est accepter d'utiliser toutes les propriétés de l'univers qui nous entoure.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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