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LA
MAGIE: SCIENCE, RELIGION
La
magie se définit donc comme la science, la religion des mages.
Le mage, toujours selon le Larousse, est «celui qui est versé
dans les sciences occultes, la magie.» La sorcellerie s'inscrit
dans la même tangente, puisqù on parle alors de «manifestations,
événements extraordinaires d'origine mystérieuse,
qui semblent relever de pratiques magiques, de forces surnaturelles».
On dit aussi: «Capacité de guérir ou de nuire,
propre à un individu au sein d'une société, d'un
groupe donné, par des procédés et des rituels
magiques.» Mais au mot «sorcière», dans ce
même ouvrage, on accole une définition péjorative:
«Personne que l'on croit en liaison avec le diable et qui peut
opérer des maléfices.»
Pourtant, les définitions de «magie» et de «sorcellerie»
sont les mêmes à peu de choses près, mais le mage
et la sorcière sont vus fort différemment. Les mages,
dont Merlin est probablement le plus connu, ont été
admirés; les sorcières, elles, ont été
brûlées sur des bûchers.
rhistoire nous dit pourquoi, quand on regarde d'un peu plus près,
surtout lorsqu'on considère la magie comme une «religion».
Certes, cela peut choquer plusieurs personnes qui sont chrétiennes,
catholiques, parce que, lorsqu'on parle de religion, une allusion
àquoi que ce soit d'autre peut sembler profane et nous faire
craindre la répudiation. Il ne le faut pas. Un jour, je me
suis d'ailleurs entretenu de ce dilemme avec un ami prêtre.
Alors que je m'attendais à le voir dénoncer ces pratiques
païennes, il m'offrit une vision moderne de la question et m'expliqua,
surtout, que si cela était fait sans renoncement ou dénonciation
des principes qui animent l'Église catholique, si cela ne nous
conduisait pas à l'idolâtrie, ce n'était pas nécessairement
en opposition avec l'enseignement religieux.
 
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